
Si le mandat d’arrêt est acte hautement coercitif, il n’est pas pour autant inattaquable. Ainsi, une personne visée par un tel mandat peut engager des recours si elle estime que ses droits ont été violés ou que les conditions légales de délivrance n’ont pas été respectée. Il est donc primordial de savoir comment pouvoir contester un mandat d’arrêt.
Un mandat d’arrêt est un acte judiciaire émis par un magistrat pour rechercher et arrêter une personne. Conformément aux articles 122 et suivants du code de procédure pénale (CPP), il peut être délivré dans plusieurs contextes :
Le mandat d’arrêt se distingue en outre des autres mandats judiciaires (comparution, amener, dépôt) par son caractère particulièrement coercitif.
Pour en savoir plus : Le mandat d’arrêt : comprendre l’essentiel en 3 minutes
Pour être valable, un mandat d’arrêt doit respecter plusieurs conditions essentielles :
Ainsi, si certaines de ces conditions ne sont pas respectées, le mandat d’arrêt encourt la nullité.
Un mandat d’arrêt peut être contesté de plusieurs façons. Voici les principaux moyens de contestation.
Un mandat d’arrêt peut être contesté en invoquant des irrégularités formelles ou substantielles. Ces recours reposent principalement sur l’article 802 du code de procédure pénale, qui prévoit la nullité des actes en cas de non-respect des garanties essentielles.
La loi ne prévoit pas expressément que le mandat d’arrêt, acte juridictionnel, est susceptible d’appel.
Cependant, si le mandat d’arrêt est accompagné d’une ordonnance de placement en détention provisoire (ordonnance d’incarcération) ou rendu dans le cadre d’une décision de justice, un recours en appel peut être formé contre cette décision.
Les juridictions compétentes pour examiner l’appel varient alors selon la nature de l’autorité ayant émis le mandat.
La cour d’appel sera ainsi compétente pour se statuer sur une décision prononcée par un juge d’instruction ou le tribunal correctionnel.
Enfin, dans certains cas, il sera possible de contester la constitutionnalité des dispositions légales sur lesquelles repose le mandat d’arrêt.
Si le recours aboutit, le mandat est déclaré nul, et tous les actes subséquents peuvent être invalidés et notamment l’arrestation (Crim., 25 janv. 1961 : Bull. crim. 1961, n° 47).
De la même manière, la nullité d’un mandat entraînera la libération immédiate de la personne concernée dès lors que sa détention sera devenue irrégulière (Crim., 27 oct. 1986 : Bull. crim. 1986, n° 306).
Contester un mandat d’arrêt nécessite une analyse rigoureuse des éléments juridiques et factuels entourant sa délivrance. Ces démarches complexes requièrent impérativement l’accompagnement d’un avocat spécialisé. Faire appel à notre cabinet d’avocats vous permettra ainsi de défendre efficacement vos droits et de maximiser vos chances de succès dans ce type de procédure.
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