
Toutes les conventions d’occupation précaire ne sont pas valables. En réalité, beaucoup sont annulées ou requalifiées car elles ne respectent pas les conditions strictes posées par la loi et la jurisprudence.
L’article L. 145-5-1 du Code de commerce encadre strictement la convention d’occupation précaire.
Ainsi, deux conditions cumulatives doivent être réunies :
À défaut, la convention ne peut pas échapper au statut des baux commerciaux.
La jurisprudence admet la validité d’une convention d’occupation précaire lorsque l’occupation est rendue temporaire par des éléments objectifs, par exemple :
Finalement, les circonstances doivent être réelles, précises et justifiées.
Il ne suffit pas que les parties soient d’accord pour conclure une convention précaire.
En effet, la loi interdit clairement de recourir à ce type de contrat uniquement pour éviter le statut des baux commerciaux.
Une convention conclue pour des raisons de simple convenance personnelle est donc considérée comme frauduleuse.
La convention devient illégale lorsque :
Dans ces situations, la sanction est claire : requalification en bail.
Les tribunaux ne s’arrêtent jamais à l’intitulé du contrat.
Ils analysent :
D’où l’importance d’un accompagnement juridique dès la rédaction du contrat.